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Message  Syllas - Shogun Ashikaga le Dim 1 Déc - 15:11

Sommaire :

Isan Mir-Shan : Le livre de la création de l'univers et des Dix Premiers Immortels
Eshir-Shan: le livre d'homme
Yin-Shan : le livre des divinités inférieures
Gehan-Shan : le livre du Monde Extérieur
Ren-Shan : le livre de Ren
Osto Tski-Shan : Le livre du temps des troubles
Sen Dyen-Shan : Le livre de Sen Dyen

Isan Mir-Shan : la création de l'univers et des dix premiers Immortels

(0) Au commencement, tout ne faisait qu'un, tout était et rien n'était.
(1) Au commencement, l'univers était vide et dépourvu de substance. Le Ciel et la Terre ne faisaient qu'un, formant le cosmos primordial, l’Éther occupait toute l'étendue, et l’Éternité occupait tout le temps.
(2) Ensemble, les forces primordiales subirent les Trois Mutations : précipitation, synergie et purification. Ainsi est née l'Essence Divine, Fan, animée par la Volonté Primordiale, le Premier Souffle, Yas. Ensemble, ils forment l'Unique, la puissance divine suprême, incarnation et principe directeur de l'univers.
(3) De l'Unique est né le multiple : l'Unique a établi distinctement le plan céleste et le plan terrestre, séparés par les vingt-et-un piliers d'airain de l'horizon.
(4) Des trois dixièmes de l’Éther, l'Unique a crée les Cinq Éléments fondamentaux, la terre, l'eau, le feu, l'air et le métal, qu'il a réparti sur le plan terrestre, lui donnant sa substance et sa matière, et des sept dixièmes de l'Ether, il a établi la substance du plan céleste : le Soleil, la Lune, les étoiles, la Lumière et les Ténèbres.
(5) L'Unique a brisé l’Éternité en trois parts égales, en a jeté une sur Terre, en a suspendue une dans le Ciel, et en gardé une pour soi. Ainsi, la substance de la Terre a commencé à connaître le dépérissement et le renouvellement, le Ciel le mouvement du temps, des saisons et des astres.
(6) L'Unique, par son essence même, demeurait seul élément permanent du nouvel univers.
Afin d'établir l'équilibre entre l'animé et l'inanimé, entre la Volonté Primordiale et l'apathie universelle, l'Unique se servit de Fan, de Yas, de l’Éther et de l'Eternité restante afin de créer d'autres volontés distinctes, créant le deux à partir du un, le trois à partir du deux, jusqu'à ce que dix nouvelles volontés existent, qu'il libéra au sommet du Ciel : les Neuf Divinités Patronales, qui emplirent l'univers de leur pouvoir, et la Dixième, qui demeura extérieur à la création et aux cycles.
(7) Siras, le premier crée, qu'on nomme La Destinée, La Nécessité ou Celui aux Nombreux Noms, s'établit dans l'Ether céleste, et s'entoura de miroirs de cette matière reflétant toutes les facettes de l'univers, assurant le maintien des cycles de vie et de mort, et de l'harmonie universelle. Son souffle donna vie et activité à toutes choses. Il commanda alors à ses frères et sœurs de quitter l'Essence Divine de l'Unique et de migrer vers le reste de l'univers.
(8) Nyssos, le deuxième crée, qu'on nomme L'Ordre ou l'Alchimiste, s'établit dans les profondeurs de la Terre, et combina le premier l'ensemble les Cinq Éléments pour créer la Lance Sacrée Jenru, celle qui fend le sol, fait cracher le feu aux montagnes, déclenche les plus grandes vagues, commande aux vents et fait pleuvoir le métal des cieux. Il donna sa forme à la terre, établissant les montagnes et les océans, les plaines et les forêts.
(9) Elys, la troisième crée, qu'on nomme La Miséricordieuse ou La Maîtresse de l'Air, s'installa entre le Ciel et la Terre, dans les Piliers d'Airain, et établit le mouvement des vents, la chaleur solaire et la fraîcheur nocturne, les averses et la sécheresse, rendant la terre changeante et la connectant au Ciel.
(10) Faik, le quatrième crée, qu'on nomme Le Redoutable ou Le Maître de l'Eau, s'établit sur la Terre, qu'il couvrit de l'élément de l'eau, animant les océans, les mers, les rivières et les lacs du mouvement de la marée ainsi que de la fureur des tempêtes.
(11) Min, le cinquième crée, qu'on nomme Le Généreux ou Le Maître de la Terre, s'établit sur la Terre, et la rendit fertile, laissant pousser plantes et arbres, puis se multiplier jusqu'à couvrir les quatre coins de l'univers, devenant l'incarnation vivante du cycle universel.
(12) Asi, la sixième crée, qu'on nomme L'Ingénieuse ou La Maîtresse des Deux Maisons, s'établit sur la Terre, et saisit une fougère, en laquelle elle versa une goutte de la Volonté Primordiale, créant le premier animal. Par la suite, par son art et sa seule puissance, elle couvrit la terre, la mer et le ciel de dix-mille espèces.
(12) Jishar, la septième crée, qu'on nomme L'Inconnue, la Voyageuse ou La Maîtresse du Feu, s'établit sur la Terre, et  insuffla le feu de la conscience en un animal, créant le premier homme et la première femme. Elle guida ses pas, lui permis de se multiplier, et demeura au sein de sa création.
(13) Ténæs, la huitième crée, qu'on nomme La Libre ou La Maîtresse du Métal, s'établit sur Terre et forgea le premier outil, qu'elle donna, malgré les instructions d'Asi, aux humains, leur révélant la technique et le savoir, les élevant bien au dessus du reste de la création. Échappant à l'ire des puissants, elle pris forme humaine et se dissimula parmi eux du regard des immortels.
(14) Ir, le neuvième crée, qu'on nomme Le Pâle ou Le Juste, s'établit dans le Ciel, et retira aux humains le bénéfice de l'Immortalité, décidant de la mort et de la réincarnation. En retour, il laissa assez d'essence divine transpirer depuis les Cieux afin que les Hommes découvrent pour gouverner leurs existences la justice et l'amour.
(15) La Dixième, celle qui est extérieur à la Création, s'établit aussi bien en son sein qu'en dehors, observa l'Unique et les Neuf Divinités Patronales. Cela crée un point fixe dans l'univers autour duquel s'établit le cycle fondamental ; ainsi, la disparition et la renaissance, le rythme de temps et les cycles astraux furent fixés d'une façon régulière et mutuellement harmonieuse, car son immobilité même permettait le mouvement du restant.

Eshir-Shan : L'homme
(1) Les premiers humains furent tirés du vide et de la bestialité par une goutte de la Volonté Primordiale versée par La Maîtresse du Feu. Elle leur apparut manifestement et ordonna :
(2) « Mes enfants, vous qui êtes le fruit de ma volonté, allez et peuplez ce monde, d'un bout à l'autre de ce qui sous le Ciel, car il vous est ouvert désormais. Mais, quelles que soient les choses que vous rencontrerez, vous ne devez usurper le pouvoir des Cinq Elements, car ils appartiennent aux Dieux ».
(3) Afin de demeurer auprès de sa création, Jishar pris une forme matérielle, et marcha la terre parmi eux.
(4) Les hommes se dispersèrent alors, et s'établirent aux Quatre Extrémités de la Terre. Ils vivaient des fruits de la terre et de la mer, profitant de la générosité Min, la terre, et de Faik, la mer. Durant trois mille années, ils vécurent ainsi, sous l'empire des dieux et dépourvus de libre arbitre.
(5) A cette époque, Ténæs, la Huitième, venait d'émerger par la volonté de l'Unique, et de quitter le Ciel pour la Terre. Son esprit se mouvait au dessus des terres, des montagnes et des mers. Émue par la beauté de la création, elle versa des larmes, qui tombèrent sur la roche et la terre, où elles devinrent les métaux et minerais, d'abord l'orichalque, l'or, et l'argent, les plus nobles des matières terrestres, dont la nature ne peut être corrompue, car elle provient du Ciel et non du sol, puis les cinq milles autres fruits du sol.
(6) Après avoir fait le tour de la Terre, Ténæs se posa au sommet du mont Aiko, en la terre de Kal Dia, et de là elle vit les humains, vivants sous la garde de la Maîtresse du Feu. Prise de curiosité, elle prit forme matérielle et observa les humains vivant des fruits de la nature.
(7) Emplie de curiosité et d'intérêt pour les hommes, la Huitième décida d'évaluer la valeur de leur volonté, et forgea par le Métal et par le Feu le premier outil d'airain, qu'elle leur confia, avec le libre arbitre nécessaire pour l'utiliser. Les homme purent alors éventrer la terre, pêcher dans les mers, dominer le feu, chasser les oiseaux dans les cieux et forger les métaux du sol.
(8) Jishar, la Septième, vit que ses enfants s'étaient détournés de la voie originelle, rompant leur engagement, et en chercha la cause. Lorsqu'elle découvrit les agissements de la Huitième, elle entra dans une grande ire, et les pourchassa par les flammes de sa rage.
(9) Les hommes courbèrent alors leur tête devant la Huitième, qu'on nomme la Libre, et la prièrent de les protéger. Émue, Ténæs étendit ses bras et écarta les flammes, établissant un passage à travers les montagnes et le feu, le Bras de Dænaan. Ainsi, les hommes échappèrent à la colère divine, et se ré-établirent dans les plaines centrales, en les terres de Ba et de Mei.
(10) L'ire de la Maîtresse du Feu demeura puissante, et elle s'apprêta à brûler la terre sous et l'air au dessus des hommes, afin de punir l'orgueil de ses créatures et l'usurpation de la Libre.
(11) Le Neuvième descendit alors du Ciel, et se posa sur le mont Eios, en occident. Il vit alors les flammes s'élevant au levant, et fut attristé. La puissance de ses mains s'étendit sur la Terre et dans le Ciel, et atteignit les Immortels, qu'il appela à lui sur le mont Eios.
(12) Pendant sept jours et sept nuits les Neuf Divinités Patronales discutèrent de la décision à prendre, comme Jishar refusait de renoncer à sa vengeance, et Ténæs de cesser de protéger les hommes. Finalement, au soir du septième jour, Seiras, qu'on nomme Destinée, chargea le Neuvième de trancher le litige, et lui confia alors la puissance de la justice.
(13) Ir pris alors place sur le trône d'airain de la justice, et étendit la puissance de ses mains dans l'univers. Il décida alors de punir les humains pour leur usurpation en leur imposant le cycle de la mort et de la réincarnation. Toutefois, il permis également à l'essence divine de transpirer en quelques gouttes sur Terre depuis le Ciel, et établit ainsi la Justice et l'Amour afin de guider les courtes vies des hommes.
(14) Jishar quitta alors l'assemblée des Immortels, et voyagea entre la Terre et le Ciel, cherchant vengeance contre la Huitième. Ténæs décida alors de prendre forme humaine, et de demeurer dissimulée parmi eux, en leur inspirant le savoir et la détermination, mais aussi en punissant avec la faux Sish ceux qui se montraient coupables devant les Divins.
(15) Ir décida d'accepter les responsabilités de la justice et de la mort, et établit son trône d'airain dans le Ciel, d'où il pourrait voir et entendre tout dans l'univers. Grâce à la flèche Magan, que lui forgea ensuite Nyssos, il put atteindre tout les mortels sans efforts, afin de leur appliquer le juste jugement.

Yin Shan : les divinités inférieures
(1) Nyssos, qu'on nomme l'Alchimiste, se posa sur l'île de Shaion, sur le mont Paseos, et étendit son pouvoir sur l'univers. Il brandit alors la Lance Sacrée Jinru vers le Ciel ; la puissance de l'Ether et de l'Eternité pénétrèrent du Monde Extérieur.
(2) Entre le Ciel et la Terre, il saisit l'air qui occupe les immensités, et par sa seule puissance, créa les Quatorze Hauts-Esprits Célestes, auxquels il conféra le nom de Yin. Ces esprits sont : Shi, Chi, Chen, Chin, Sha, Cha, Ei, Ma, Sin, Rin, Ie, It, Ut et Æl. Empli de la puissance de l'Ether, ils formaient la deuxième génération des Immortels. Comme ceux de la première génération, leur nature avait la pureté de l'éther originel, et ils étaient insensibles à la corruption ; leur sang était d'orichalque, leur chair d'or, et leurs os d'argent.
(3) Siras, qu'on nomme Destinée, établit alors leur domaine dans les Cieux, et leur maître en Elys, la Troisième. Dès lors, ils furent ses serviteurs, et veillèrent sur l'air, gardant l'accès au Ciel, commandant les vents et les éléments.
(4) Nyssos, qu'on nomme l'Ordre, se pencha ensuite, saisit l'eau de la mer qui entoure des quatre côtés Shaion, et, par sa seule puissance, créa les Cent-vingt-six Esprits tutélaires de l'Onde, auxquels il conféra le nom d'Aidos. Chacun possédait une perle orichalque, de la nature la plus pure, qui était l'origine de son pouvoir.
(5) Siras, qu'on nomme Destinée, établit alors leur domaine dans les Eaux, Rivières, Lacs, Mers et Océans, et leur maître en Faik, le Quatrième. Dès lors, ils furent ses serviteurs, et veillèrent sur l'Onde, disposant les richesses de la mer aux hommes, déclenchant les tempêtes et les vagues qui brisent les nefs.
(6) Nyssos, le Deuxième, se pencha ensuite, saisit la terre sous ses pieds, et, par sa seule puissance, créa les Cent-vingt-six Esprits tutélaires de la Terre, auxquels il conféra le nom de Bai'ïne.
(8) Siras, l'Alpha, établit alors leur domaine en tous les lieux couverts de Terre, et leur maître en Min, le Cinquième. Dès lors, ils furent ses serviteurs, et étendirent leur pouvoir sur les récoltes et les villes, sables et les forêts, les vals et les monts.
(9) Nyssos, l'Ordre, saisit alors de ses mains sacrées le feu s'élevant du sommet du mont Paseos, celui qui domine l’île de Shaion, et, par sa seule puissance, créa les Vingt-et-un Esprits du Feu, auxquels il conféra le nom d'Igura.
(10) Siras, le Puissant, établit alors leur domaine en tous les lieux où rugissent les flammes, et leur maître Nyssos, le Deuxième, afin de les soustraire de l'empire de Jishar, qu'on nomme la Septième, laquelle avait refusé l'autorité suprême des Cieux.
(12) Nyssos, l'Alchimiste, plongea alors son bras puissant dans le sein de la terre, en tira les essences nobles, l'orichalque, l'or, et l'argent, et façonna par sa seule puissance le corps des Trois Seigneurs Souterrains Siteros, Starog et Shalko.
(13) Siras, le Premier, établit alors leur domaine au cœur des monts et de la terre, dans la main des hommes et dans l'âme des plus nobles, et leur maître en Ténæs, la Huitième, dont les larmes ont crée tout les métaux.
(14) Nyssos, le Deuxième, tendit son bras gauche, et Ir, le Neuvième, le saisit. Par leur puissance, ils établirent les Sept Esprits de la Transition, qu'ils nommèrent Vestas, ceux qui veillent sur les cycles de la mort et de la vie, auxquels ils conférèrent les noms Athanée, Otodé, Osrohé, Mélité, Yoa, Akatsu et Muro.  Leur maître était Ir, qu'on nomme le Neuvième.
(15) Siras, l'Alpha, établit alors la puissance des Vestas sur les hommes de la Terre et sur leurs existences, de façon à ce qu'aucun n'échappe à leur regard.
(16) Nyssos, le Deuxième, tendit son bras droit, et Ténæs, la Huitième, le saisit. Par leur puissance, ils établirent les Vingt-Huit Mille Esprits de l'Existence, qu'ils nommèrent Aseta, ceux qui accompagnent les hommes dans les années de leur vie. Leur maître était Siras, qu'on nomme le Premier.
(17) Siras, Celui qui est sans égal, établit alors l'autorité des Aseta sur les vies des hommes de la Terre, et sur l'exécution de leur destinée.
(18) Ainsi, l'univers fut empli de Vingt-huit-mille trois-cent-sept Immortels, qui maintinrent son harmonie et son intégrité. Le Bien, le Mal, la Vie, la Mort, la Matière et l'Esprit étaient partagés entre eux, sous l'autorité des Neuf Divinités Patronales.
(19) Nyssos, qu'on nomme l'Alchimiste, rassembla alors l'éther et l'éternité résiduels de la création des Divinités Inférieures, et forgea de sa puissance seule les Trois Insignes Sacrés du Pouvoir, l'Encensoir Tripode d'orichalque, le Sceau Vermillon et Or de l'Autorité Suprême, et le Glaive au Pommeau d'Argent.
(20) Il vit alors que nulle lieu et nulle homme de la Terre était digne de les porter, et quitta l'île de Shaion pour retourner vers le plan céleste, où il établit les Trois Insignes Sacrés du Pouvoir devant le trône de Siras, le Puissant.

Gehan-Shan : Le monde extérieur
(1)  Sur son périple, la Septième, qui venait de perdre l'empire sur la race humaine, rencontra Nyssos, le seigneur de la Terre, qu'on nomme l'Alchimiste. Le Deuxième étendit son pouvoir autour d'elle, et lui communiqua sa volonté. Malgré la crainte qu'elle ressentait, elle fut contrainte d'écouter sa volonté, et de le suivre. Avant de partir, Nyssos couvrit la Septième des chaînes d'orichalque qu'il avait forgé afin de la maintenir en son empire – car l'orichalque n'est pas d'une nature corruptible, et la Divine demeura soumise.
(2) Ils quittèrent alors la Terre, et s'établirent dans l’Éther originel qui subsistait en dessous et autour de la création. Alors, Nyssos saisit la Lance Sacrée Jenru, et la brandit, transmutant l'Ether en matière, établissant le Monde Extérieur, qu'on nomme Gehan.
(3) Il ordonna alors à Jishar d'emplir le Monde Extérieur des flammes de sa puissance et de sa colère. Durant trois jours, le feu emplit Gehan, dont la pierre pris la couleur de la cendre, et où les Cinq Éléments fusionnèrent. Avant la fin du troisième jour, sur mille fois mille coudées, les puissances ardentes dévorèrent l’Éther originel.
(4) Alors Nyssos, qu'on nomme l'Ordre, libéra des chaînes de son pouvoir la Septième, et la rendit au Monde Intérieur. Toutefois, la force de sa colère partie, il ne resta plus rien à Jishar fors sa mélancolie et son amertume, et elle arpenta la Terre, sans but, maudissant le nom des Cieux.
(5) Alors Nyssos, qu'on nomme le Deuxième, étendit sa puissance dans le Monde Extérieur, et en utilisa l'énergie afin de renforcer le cycle fondamental de la mort et de la réincarnation. Tout ceux qui devaient offenser la majesté divine ou s'adonner à la rébellion contre leur pouvoir céleste et terrestre durent désormais subirent le Séjour Douloureux. Car le Monde Extérieur, qu'on nomme Gehan, était empli des flammes et de la colère de Jishar, la Maîtresse du Feu.
(6) Suivant la volonté de Siras, l'Ultime Témoin, apparurent alors au cœur de la fournaise les divinités extérieures, celles dont le nom emplit le cœur des hommes de terreur et de désarroi, et dont l'ombre couvre la terre du voile des larmes et de l'odeur du soufre.
(7) En premier apparut Shoël, le souffle divin des flammes et du soufre, qu'on nomme la Nuée Ardente, lorsqu'une goutte de la volonté divine fut versée dans Gehan. Nyssos, l'Ordre, saisit alors Shoël avec la Lance Sacrée Jenru, et en fit le serviteur de la volonté des Immortels.
(8) A partir de l'orichalque, de l'or et du platine transformés par le souffle ardent Shoël naquirent les Akhmin, les trois esprits de la purification, de l'humiliation et de la transmutation présidant sur les âmes humaines soumises au Séjour Douloureux. Par l'esprit des Akhmin et l'alliage de ces métaux furent aussi crées la hallebarde Shona et la faux Sish, qui sont les attributs du jugement divin sur les âmes des hommes. Elles furent donnés aux immortels Faik et Ténæs, afin qu'ils y président aux côtés d'Ir, le Jugement.
(9) Ensuite apparurent, à partir de la terre emplie de la colère et des flammes de la Septième, les Nekhenims, esprits féminins de la violence et de la souffrance, celles qui parcourent à la terre à la recherche du sang pur des hommes morts sur le champ de bataille.
(9) A partir de l'air souillé apparurent les Fines, les esprits impurs habitant Gehan et tourmentant les âmes des hommes condamnés au Séjour Douloureux. Chacun de ces esprits possédait dès sa création huit ailes noires et des griffes qui pouvaient déchiqueter la chair et briser les os.
(10) A partir des eaux de Gehan se manifestèrent les Anmebs, les catalyseurs du cycle de la réincarnation, par lesquelles les âmes parviennent dans et quittent le Monde Extérieur. Ils étaient soumis à la volonté d'Ir, qu'on nomme le Juste, et parcouraient la terre, guettant les âmes errants des hommes décédés.
(11) Ir, qu'on nomme le Pâle, décréta alors l'inclusion définitive du Monde Extérieur, Gehan, dans le cycle fondamental, pour y bannir les âmes des humains qui à l'avenir défieraient la volonté des Immortels. L’Éternité n'y est pas, ni le temps, aussi n'y meurent-ils pas, mais ils n'y vivent pas non plus.
(12) Il y avait au fond de l'Abyme, là où les cendres des flammes de Jishar, la Septième, étaient tombées, une Bête avec huit cornes et neuf bouches, qui prononçaient des paroles blasphématoires. Sa nature était impure, et sur son front était marqué le nom : Steam. Siras, le Maître de la Création, ordonna à son frère Nyssos de forger des chaînes d'orichalque, afin qu'elle fut enchaînée pour mille fois mille ans dans le monde extérieur.
(13) Mais, passé ce délai, la Bête sera libérée de l'Abyme, et pendant trente-sept journées, elle pourra marcher sur la terre, et étendre son pouvoir. Alors, les hommes deviendront impurs, et seuls ceux dignes de la bonté divine seront secourus par Ir, la Justice.
(14) Le soir du trente-septième jour, Ténæs, la Huitième, apparaîtra au sommet du mont Phaion, tenant la faux Sish, et elle la plongera dans le cœur de la Bête. Alors, les adorateurs de la Bête se lamenteront : mais cela sera en vain. Avec la faux Sish, Ténæs rassemblera les cohortes des impurs, et les emportera dans le Monde Extérieur, où Shoel, le souffle de la colère divine, tourmentera leur âme – quelle détestable fin !

Ren Shan : Ren, fils de Saihel

(1) En la vingtième génération après l'instauration de la mortalité en le genre humain vivait sur la terre de Sis du pays d'Ekan un homme nommé Ren, fils de Saihel. Sa vie provenait de la terre sous ses pieds, et il nourrissait femme et enfants convenablement, selon l'ordre divin de Min, qu'on nomme le Maître de la Terre, lequel accorda douze années de prospérité et de richesse.
(2) Mais en sa vingt-huitième année, alors qu'il possédait soixante-deux mils de terre et deux cent têtes de bétail, l'infortune s'abattit sur lui et les siens, et grand fut le malheur de Ren et des siens.
(3) En le premier jour, la foudre et la grêle s'abattirent sur ses terres, un tiers des récoltes et un tiers des bêtes furent gâchés.
(4) En le troisième jour, les criquets et les pucerons ravagèrent les terres, aussi un tiers des récoltes et un tiers des bêtes furent gâchés,
(5) En le sixième jour, le souffle de feu, qu'on nomme Shoël, et qui a été crée au moment où la Septième laissa son ire libre dans le Monde Extérieur, vint sur les domaines de Ren, et les feuilles, épis et animaux devinrent cendres.
(6) Au matin du septième jour, la femme, les enfants et les serviteurs de Ren se jetèrent au sol et couvrirent leurs nuques de poussière. Le désespoir et le colère dévorèrent leur âme, et ils tendirent leurs poings vers les Cieux en maudissant les noms des Neuf Divinités Patronales et des vingt-huit-mille divinités inférieures.
(7) Leurs lamentations s'élevèrent alors ; Faik, qu'on nomme Le Redoutable, les perçut depuis les profondeurs de la mer, tandis que Asi, qu'on nomme La Maîtresse des Deux Maisons, arriva de l'extrémité de la terre. Ils descendirent sur la terre de Ren, et l'enchaînèrent de leur pouvoir. Faik, le quatrième, dont l'ire était grande, saisit la hallebarde Shona, et fendit la terre, causant calamités et destructions sur la terre des hommes.
(8) La punition divine s'abattit sur la maison de Ren, et Ren sentit son cœur se serrer et ses larmes couler. Il déchira ses vêtements et se vêtit d'un sac, voyagea jusqu'au sommet du mont Aiton dans le pays de Mei, puis se prosterna devant le trône d'airain de la justice.
(9) Ir, qu'on nomme Le Juste, était alors en majesté sur le trône d'airain, et demanda :« Ren, toi qui fut toute ta vie un homme vertueux, pourquoi as-tu laissé les tiens invoquer nos noms pour les maudire ? La providence divine ne t'a-t-elle pas accordé douze années de prospérité, à toi et à ton clan ? »
(10) « Seigneur, Justice, je n'ai rien à dire pour les actions de mon clan, car leur rébellion est sacrilège et ils méritent la punition. Mais, seigneur, ne les laisse pas subir la colère de Shoël, car pour les douze ans de prospérité nous avons reçu six jours de dévastation qui ont laissé nos esprits brisés et nos greniers dévastés de telle façon que plus jamais nous ne pourrons semer de nouveau. »
(11) Alors que Ren, fils de Saihel, plaidait cela, l'esprit d'Elys, qu'on nomme la Miséricordieuse, s'éleva des Piliers d'Airain vers Ir, qu'on nomme le Pâle. Ses yeux étaient emplis de bienveillance, et ses bras de la couleur de l'horizon. Elle dit alors :
(12) « Seigneur, mon frère, je vous prie, voyez la vigueur de son corps et la richesse passée de ses terres. Il n'aurait pu par la simple force de ses bras retenir la destruction ou imposer aux siens la discipline de la Voie ; ces douze années auraient pu, par la répartition des maux, l'équilibre harmonieux des forces créatrices et destructrices, lui éviter d'encourir l'ire de Faik, qu'on nomme le Redoutable, et d'Asi, qu'on nomme la Maîtresse des Deux Maisons. »
(13) Alors elle étendit ses bras, et son empire s'établit sur Ren. Le Neuvième vit alors la Lumière dans les paroles de la Troisième, et décréta par la force de son pouvoir, que le clan de Ren serait restauré. En contrepartie, pendant douze années encore, les terres et le bétail furent affligés par les maux de la nature. Mais ces maux demeuraient mesurés et quotidiens, et bientôt l'intégrité de la maison de Ren fut restaurée.
(14) Passé le jour de la prosternation de Ren, Elys, qu'on nomme la Maîtresse de l'Air, suivit les vents célestes et survola la Terre, dispensant sa bienveillance à ses habitants. Par son seul pouvoir, elle étendit son âme dans l'Air emplissant l'espace entre les Cieux et la Terre.
(15) Par cela, elle fit dont à ceux des hommes qu'elle reconnaissait dignes du don de l'Air, qu'on nomme Xin, la sentience, afin qu'ils puissent connaître la volonté des Immortels et montrer la voie à leurs frères.
(16) Ainsi, celle qu'on nomme la Miséricordieuse assura le bonheur et l'harmonie sur la terre des hommes.

Otso Tski-Shan : le temps des troubles
(1) En la quarantième génération de mortalité humaine, les hommes avaient prospéré, et s'étaient multipliés. Leur puissance s'étendit sur toute les terres sous le Ciel, et leur orgueil s'en trouva fortifié.
(2) En le pays de Tsyra, au-delà de la Mer Intérieure, vivait Shaï, fils de Fao, qui était fils d'Abataï, auquel les Immortels avaient accordé la royauté sur son peuple. Tous louaient sa justice et craignaient sa force, car elle était celle de celui qui est droit devant les Éternels.
(3) A cette époque, Jishar, qu'on nomme l'Inconnue, entra dans le pays de Tsyra, et établit son empire sur les sujets de Shaï : en vérité, leur essence était corrompue, car nombreux avaient étés leurs pêchés, et seule la vertu du roi les protégeait du courroux des Cieux. Ils marchèrent alors tous à la suite de la Maîtresse du Feu, et détruisirent le royaume de Shaï, fils de Fao. Alors les frappèrent de leurs bâtons et de leurs lances Shaï leur maître, et répandirent son sang dans la poussière.
(4) Alors, la vertu disparu entièrement du pays, et les cycles universels cessèrent. Le fils frappa le père, le paysan cessa de planter le grain et le riz, le soldat de protéger les paysans et les cérémonies des temples ancestraux furent abandonnées. Dans tous les royaumes de la Terre, l'orgueil et le désordre se dispersèrent.
(5) L'Ire des Immortels s'abattit sur la Terre ; les esprits tutélaires des Cinq Éléments cessèrent d'apporter leurs bienfaits aux hommes, et ensuite les Divinités Patronales se retirèrent dans le Ciel, qui demeura sourd aux prières des pieux.
(6) Les Sept Esprits de la Transition s'établirent alors sur Terre, et cessèrent d'assurer la renaissance – aussi, tout ceux qui périrent alors demeurèrent pour l'Eternité dans Gehan, le Monde Extérieur, où ils subirent les souffrances de la flamme ardente et du Séjour Douloureux.
(7) Elys, qu'on nomme la miséricordieuse, avait alors quitté le Ciel pour arpenter la Terre ; elle y trouva Ténæs, qu'on nomme la Libre, a qui avait pris la forme et la voix de l'humain, et était demeurée en arrière. Elys, qu'on nomme la Bienveillante, avait alors pris l'apparence de ces saints hommes qui parcourent le pays et apportent la vertu et le réconfort aux laboureurs.
(8) Alors que la Troisième et la Huitième demeuraient en le pays de Heb, qui borde le pays de Tsyra, là où coule le fleuve Nys, elles s'établirent dans la terre de Pei, du comté de Heb du royaume de Ba. Sur la colline de Pei vivait un homme pratiquant la vertu et dont le front était haut, nommé Sen Dyen, fils de Sen Tia, qui était le fils de Sen Ga, qui était le fils de Sen Venos, qui était le fils cadet de Janaï, roi de Tsyra.
(9) Il accueillit la Troisième et la Huitième en la terre de Pei, leur servit le thé et effectua les offrandes sacrificielles sur l'autel des ancêtres. Il étendit les paillasses d'invité dans la chambre, et respecta l'honneur et la coutume.
(10) Les deux Immortels virent alors que la vertu était forte en Sen Dyen, et lui révélèrent leurs majestés. Alors, l'homme se prosterna et les adora. La Septième et la Huitième lui reconnurent sa valeur, et retournèrent vers les Cieux.

Sen Dyen-Shan : Sen Dyen, fils de Sen Tia

(1) Siras, qu'on nomme le Premier, dominait les Cieux et établissait les cycles de la vie et de la mort. Les miroirs célestes qui rapportaient les images et les noms des troubles du plan terrestre, et il vit les maux des hommes.
(2) Elys, la Troisième, et Ténæs, la Huitième, se présentèrent dans les arcanes célestes, et montrèrent à Siras, l'Alpha, la vertu de Sen Dyen, fils de Sen Tia et de la maison des seigeurs de Tsyra.
(3) Siras, le seigneur du Ciel, Dont le Nom est Puissant, étendit alors sa main vers la Terre, et vit que c'était là la vérité. Sa voix, qui est pareille au tonnerre des Cieux, ordonna :
(4) « Elys, qu'ils nomment la Miséricordieuse, Ténæs, qu'ils nomment la Huitième, nous vous l'ordonnons, descendez parmi les hommes, sur la terre de Pei, dans le comté de Heb du royaume de Ba. Remettez à Sen Dyen, dont le front est haut, les Trois Insignes Sacrés du Pouvoir, que Nyssos forgea sur le mont Paseos et relégua dans les Cieux. »
(5) Alors, les deux Immortels se saisirent les Insignes, descendirent du Plan céleste, et se posèrent dans la majesté de leur lumière sur la colline de Pei. Sen Dyen, fils de Sen Tia, se prosterna devant les Immortels et loua leur puissance.
(6) Ténæs, qu'on nomme la Huitième, pris forme humaine et tendit l'Epée à Pommeau d'Argent, et ordonna : « Sen Dyen, fils de Sen Tia, prends l'Epée à Pommeau d'Argent, car elle représente la force nécessaire afin de mener les hommes ! »
(7) Elys, la Troisième, pris forme humaine et tendit le Sceau Vermillon, qui est fait d'or, et ordonna : « Sen Dyen, fils de Sen Tia, prends le Sceau Vermillon, car il représente l'autorité données par la parole sur les hommes, et la sagesse nécessaire pour les mener ».
(8) Elys, la Troisième, et Ténæs, la Huitième, élevèrent alors leurs chants vers l'aurore, et firent descendre des Cieux le troisième des Insignes Sacrés du Pouvoir, celui qui est fait d'orichalque, la plus noble des matières, dont la nature est éternelle. Leurs voix, pareilles au grondement lointain des éléments, ordonnèrent : « Voici l'Encensoir Tripode, forgé par Nyssos sur le mont Paseos ; il est l'incarnation du mandat du Ciel et de la puissance conférée par les Neuf Divinités Patronales à toi et à ton clan ».
(9) Pour chacun des Insignes Sacrés du Pouvoir, Sen Dyen, fils de Sen Tia, refusa trois fois la réception en se prosternant, avant d'accepter la volonté des Immortels – car rien ne saurait l'arrêter. Lorsqu'il posséda les Trois Insignes Sacrés du Pouvoir, Elys et Ténæs élevèrent leur chant, et chacun des hommes su qu'un nouveau seigneur avait été choisi parmi leurs rangs pour devenir leur maître, leur père, et avait reçu le véritable mandat du Ciel.
(10) Ceux chez qui la vertu était forte et la piété grande se mirent alors en route vers la terre de Pei du comté de Heb depuis tout le royaume de Ba, et les domaines voisins. Cent fois cent hommes se prosternèrent devant Sen Dyen, fils de Sen Tia, qui possédait les Trois Insignes Sacrés, et resplendissait dans la lumière divine que le Ciel lui avait accordé.
(11) C'est au jour de la présentations des pèlerins que Sen Dyen choisit, avec l'assistance des Immortels, ceux qu'il allait élever au dessus des hommes de moindre valeur : Keras Vatar, fils de Ionis Vatar, de Koron dans la terre de Mykoros, Ré Yao, fils de Ré Ji, de Suluang dans le royaume de Tian, K'ian Shang, fils de K'ian Tisan, du royaume de Mei, Tyfa Iscer, fils de Ius Iscer, du royaume de Mitan, et Ts'i Raï, fils de T'si Ming, du royaume de Masyu.
(12) Alors Sen Dyen fut proclamé Empereur Dyen de Sen par le Ciel et le Peuple, et rangea devant lui en cinq rangs le peuple et l'armée. En l'honneur de Siras, le Puissant, il fit brûler l'encens dans l'Encensoir Tripode, et la fumée cérémonielle s'éleva, réjouissant les cœurs des Immortels et de hommes.
(13) Chacun des Cinq Premiers Serviteurs reçut dans le temple des ancêtres le bâton de commandement, et établit les Trois Instances Supérieures, le Premier Ministre, le Maître des Rites et Cérémonies, et le Précepteur Impérial, qu'il accorda à Keras Vatar, Ré Yao et K'ian Shang, et les Neuf Ministères : le ministère des armées, le ministère des masses, le ministère de la justice, le ministère des travaux agricoles et greniers, le ministère des revenus, le ministère des affaires de la cour, le ministère des travaux, le ministère des sceaux et ambassadeurs et le ministère des ombres.
(14) L'empereur Dyen de Sen alors ordonna aux vertueux de s'élancer en cinq colonnes vers les plaines centrales, aussi, avec l'aide des Immortels, et grâce à l'autorité des Trois Insignes Sacrés, il fit se courber les têtes des hommes devant sa majesté. Tout ceux qui s'opposaient à sa majesté, Ténæs, la huitième, les abattit sans pitié avec la faux Sish, car aucun mortel ne peut s'opposer au pouvoir des Très Hauts. En cinq années, il amena sous sa juste autorité toutes les terres des royaumes de Tsyra, Ba, Tian, Daij, Kei, Yan, Ran, Mei, Masyu, Sekan, Mitan, Stykoi et Yin, des Marches Kaldianes jusqu'aux terres des Hokei. Ainsi furent unifiées les plaines centrales : tous les hommes courbaient la tête et baissaient les yeux, et seuls les Immortels demeuraient debout pour contempler sa gloire.
(15) Alors que l'empereur Dyen de Sen voyageait à travers la terre de Daji, au lieu où le fleuve Kuran pénètre les eaux de la baie de Mykoros, Elys, qu'on nomme la Miséricordieuse, tendit son bras et désigna un promontoire où convergeaient les énergies bénéfiques du pays : celles de l'air, celles de l'eau, celles de la terre, celles du feu et celles du métal. Ce voyant, Premier Souverain se prosterna dans les herbes, et ordonna la construction d'une ville close d'un mur de deux-cent-stades, afin d'en faire sa capitale, qu'il nomma Ho-Tzen-Kian, et que les hommes du commun appelèrent Sen ou Sen-Kian.
(16) Ainsi la vertu et le respect des Immortels revinrent parmi les hommes, et les Neufs Divinités Patronales bénirent le palais impérial, les membres de la maisonnée du souverain et des ministères de l'Etat, les saints hommes des temples et sanctuaires, les soldats de l'armée et les fonctionnaires provinciaux, les paysans dans les rizières et les champs, les commerçants et autres hommes exerçant les activités impures.
(17) Passé ce jour, le peuple du pays de Sen vécu suivant les principes dictés par le Ciel, et l'harmonie régna sur la terre, car les souverains des hommes demeuraient fidèles à la volonté des Immortels et aux lois universelles.

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Shikata Ga Nai
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